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Philippe Poutou - Résumé de l'interview

 

Candidat à l’élection présidentielle pour la troisième fois, Philippe Poutou explique dans un premier temps que le NPA est avant tout dans une logique militante. Pour le parti, qui se positionne dans une démarche non électoraliste, l’intérêt de cette élection est d’être utilisée comme une tribune, pour faire entendre leur voix et porter des idées très peu entendues.

En revanche le candidat porte un regard différent sur la politique à l’échelon local. Conseiller municipal à Bordeaux depuis les dernières élections avec deux autres militants, le NPA a davantage vocation à se présenter à des élections locales par un scrutin de listes, plus proche du terrain.

Le positionnement du NPA

Au sujet de ce qu’est la gauche, Philippe Poutou indique ne pas se reconnaître dans la gauche de gouvernement qui a exercé le pouvoir et s’est montrée largement compatible avec le capitalisme. Pour lui, c’est « par le bas » que les choses changent. Dans le contexte actuel de droitisation du paysage politique, de crise sanitaire, de précarité croissante et de crise climatique, le NPA souhaite utiliser l’élection comme un moyen de remobilisation des mouvements sociaux et envisager peut-être d’autres moyens d’action, plus radicaux.

Quant au programme, le NPA se revendique anticapitaliste, révolutionnaire et écosocialiste. L’idée sous-jacente étant que la lutte sociale et la lutte écologique sont intimement liées car relèvent de la lutte contre le capitalisme. « Les échecs lamentables » des COP sont pour Philippe Poutou la preuve que le capitalisme doit être renversé et les grands secteurs d’activité socialisés.

En revendiquant à la fois une augmentation du pouvoir d’achat et une lutte contre le réchauffement climatique, le NPA semble proposer des mesures contradictoires.  L’entretien se penche sur la compatibilité de ces deux revendications.

 

 

 

 

 

 

 

Économiquement, le NPA revendique d’abattre la propriété capitaliste dans les grands secteurs économiques, en recourant à l’expropriation, notamment dans les secteurs comme l’énergie ou encore dans le secteur bancaire. Le défi dans cette organisation étant d’articuler l’autogestion au plus proche dans les organisations et la planification au niveau de l’État.

Contexte international

Au niveau européen, le NPA ne met pas en avant de proposition claire de sortie de l’Union européenne puisque l’objectif plus large est celui de la sortie du capitalisme. Se positionnant dans une optique internationaliste, donc contre les frontières, Philippe Poutou est de fait en opposition avec le mode de fonctionnement actuel de l’Union européenne, et donc une sortie, mais ne souhaite pas non plus être assimilé, dans cette sortie, au discours souverainiste souhaitant un État fort.

La suite de l’entretien se penche sur l’élection récente de Gabriel Boric au Chili. Sur ce sujet, l’enjeu essentiel pour le NPA, au-delà des discussions entre les partis, est « ce qui se passe dans la rue ».  C’est la raison pour laquelle l’union de la gauche n’est pas un sujet pour le NPA. En effet, avant de prôner un rassemblement à tout prix, il serait pour le parti essentiel de faire le bilan de la gauche et de discuter de ce qu’est la gauche, de ses ambitions.

La fin de l’entretien évoque des sujets comme le RIC, l’accueil des migrants et les liens qu’entretien le parti avec d’autres organisations internationales.