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Fabrice Grimal - Résumé de l'interview

 

La Concorde Citoyenne 2022

Ce mouvement est né « de tentatives de structuration des Gilets Jaunes » dans un contexte de forte contestation sociale. Il est le résultat de la fusion de plusieurs de ces groupes, nourri d’influences « de droite et de gauche », du « Vrai débat » des Gilets Jaunes et du soutien également du Parti Solidarité & Progrès. Après un processus d’élection sans candidats, Fabrice Grimal a été désigné candidat à l’élection présidentielle par ces groupes. Se revendiquant « transpartisan », le mouvement se voit comme le rassemblement « du meilleur de la gauche et du meilleur de la droite » dans une perspective souverainiste. Ce positionnement explique notamment la volonté de sortir de l’Union Européenne. L’entretien se penche ensuite sur le parcours de Fabrice Grimal (8’05).

 

La sortie de l’Union Européenne

Sans en faire l’axe principal du programme, le candidat voit la sortie de l’UE comme une condition nécessaire à la mise en place des réformes qu’il propose. A ses yeux, la proposition de refonte des traités européens est « impossible » et seuls les candidats qui ne s’informent ou mentent sciemment peuvent formuler une telle proposition. Les réformes appliquées à l’heure actuelle seraient donc impulsées par les grandes orientations de politique économique (GOPE) avec pour résultat une « destruction des économies de l’ouest et du sud de l’Europe » (19’38).

 

La transition vers la sortie de l’Union Européenne.

Pour Fabrice Grimal, on peut se passer des marchés financiers pour financer l’économie en revenant au fonctionnement en vigueur lors des 30 glorieuses. A ses yeux, l’annonce de la sortie de la France de l’Union Européenne provoquerait immédiatement l’explosion de la zone euro. A terme, l’objectif serait d’établir une parité 1€ = 1 nouveau Franc avant de procéder à une dévaluation du Franc de 15/20% afin d’encourager les exportations (25’29) et la réindustrialisation de la France. « Le retour au Franc est la condition sin equa non pour faire une politique économique ». L’entretien se penche ensuite sur la régulation de la bourse (28’34).

 

 

 

 

 

 

 

La démocratie

Le programme de la Concorde Citoyenne 2022 prévoit la mise en place du RIC sous toutes ses formes, « pour renouer avec l’esprit de la Vème République ». Principale revendication des Gilets Jaunes, l’intérêt de la mesure serait de permettre au peuple de « débloquer les situations à sa propre initiative ». (35’21)

Le RIC Constituant permettrait au peuple de modifier la Constitution en réunissant 1 million de signature. De manière plus générale, tous les changements de la Constitution devraient être adoptés par référendum. Quant au RIC législatif il permettrait aux citoyens de proposer de nouvelles lois, à certaines conditions. Le RIC abrogatoire aurait pour fonction de permettre aux citoyens d’abolir des lois votées par les parlementaires et le RIC révocatoire de démettre des élus de leurs fonctions, sans toutefois avoir la volonté de déclencher « une chasse aux sorcières ». Le programme prévoit également la réduction du nombre de parlementaires à 450 (au lieu de 577) et la mise en place de commissions citoyennes de contrôle de l’élaboration des lois. (41’55).

 

Le protectionnisme et la réindustrialisation

Dénonçant la passivité de l’Union Européenne sur la mise en place des taxes pour le commerce international, le candidat souhaite que la France, redevenue indépendante, fixe à son tour des barrières tarifaires à l’entrée. Les tarifs appliqués dépendraient en revanche de l’existence ou non d’une production française équivalente. Suivant les intérêts du moment, la France pourra nouer des alliances ponctuelles avec d’autres pays, sans toutefois s’enfermer dans un cadre aussi restrictif que l’Union européenne.

La suite de l’entretien porte sur le programme de réindustrialisation et notamment le projet d’internet souverain (1’03’00). Quant aux enjeux environnementaux, le candidat met en avant que la priorité est avant tout la « fin du mois » plutôt que la « fin du monde ». Fabrice Grimal ajoute à cette occasion qu’à ses yeux les rapports des années 1970 (notamment celui du Club de Rome) alarmant sur les risques environnementaux avaient tort.

La fin de l’entretien porte sur les réformes que contient le programme concernant les médias (1’10’00)